Collaboration avec les éditeurs régionaux

Editions OREP




Annick, une résistante au service de la mémoire
Yves Lecouturier, Hélène Martin La biographie de Clémence Jayet-Burgard Paru le 15 juillet 2019 Biographie (broché)

Résumé
En 1942, âgée de 19 ans, Clémence Jayet devient Annick, agent de liaison du mouvement Libération-Sud à Lyon. L’infiltration de son réseau la conduit le 3 août à la prison de Montluc d’où elle est libérée le 24 août. Entretemps, Annick résiste à la torture des sbires de la Gestapo, dirigée par Klaus Barbie. En 1949, elle épouse Robert et devient Annick Burgard. Dans les années 1960, elle devient une militante de la transmission de la mémoire, travaillant à la réalisation du mémorial de Verdun et à la reconstruction du musée du Struthof. Documentaliste au ministère des Anciens Combattants, Annick réalise de nombreuses expositions. Membre de nombreuses associations, honorée par la République française, elle demeure pour l’éternité une voix très active de la Résistance.
Liée à Annick par une profonde amitié, Hélène Martin a recueilli son récit et mis au jour des documents d’archives inédits. Aussi passionnée qu’elle par la photo, Hélène nous livre son portrait et nous emmène sur les pas de cette grande dame. Historien passionné par la Normandie, Yves Lecouturier y a consacré de nombreux ouvrages, notamment sur la Seconde Guerre mondiale, sans oublier les personnages célèbres qui ont contribué à son histoire. Chevalier des Arts et Lettres depuis 2009, il est membre de l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Caen.

Une jeunesse volée, Bernard Duval, 2013, 22.50€
Il a fallu que j’attende l’âge de quatre-vingts ans pour me décider à écrire cette tranche de ma vie, qui, heureuse dans sa prime enfance, a basculé dans la contrainte comme tout un chacun avec la défaite de la France et l’occupation qui s’en est suivie, en me faisant connaître après mon arrestation par la Gestapo, l’horreur de la déportation en camp de concentration. Je dois ici remercier les professeurs d’histoire des différents collèges et lycées, qui, avec beaucoup de bonté, nous ont prié et nous prient de venir témoigner, auprès de leurs élèves, sur notre passé d’anciens résistants et de déportés. De cette époque, comme bien des camarades, je n’en avais jamais parlé. Nous ne trouvions pas les mots pour expliquer ce que nous jugions inexplicable. Nous avions vécu dans un tel monde de haine, de privations, et où la mort, chaque jour, était omniprésente, qu’il nous était impossible de trouver les termes qui eussent, à nos yeux, le pouvoir de restituer ce que nous avions vécu. Le temps a passé. Certes, il n’a pas apporté l’oubli mais un certain recul qui nous permet d’en parler et de répondre aux questions des élèves, souvent très pertinentes, montrant ainsi tout l’intérêt qu’ils nous portent, en nous réconfortant et nous engageant à poursuivre notre action. Nous profitons de ces entretiens pour attirer leur attention sur le fait que les démons du totalitarisme, qu’ils viennent des extrêmes de droite ou de gauche, sont, hélas, à notre époque, toujours présents. Nous tenons aussi à leur dire que c’est à eux de rester vigilants pour que de telles atrocités ne se reproduisent pas

Opération « Aquatint »
Gérard FOURNIER & André HEINTZ 24,50 €
 
20 mois avant les premières vagues d’assaut américaines sur Omaha Beach, un détachement du « 62e Commando » britannique, fort de onze hommes, prenait pied sur le rivage de Saint-Laurent-sur-Mer, dans la nuit du 12 au 13 septembre 1942. Nom de code de l’opération : « Aquatint ». Dans ce fait de guerre méconnu, figurent tous les ingrédients du roman d’espionnage : un service britannique très secret, le Special Operations Executive, un Commando composé d’hommes à l’itinéraire hors du commun, dont un authentique Lord anglais, un Français des Forces Navales Françaises Libres, un Juif polonais et un Communiste allemand des Sudètes, des hommes et des femmes de la Résistance normande, des agents doubles au service de l’Abwehr, où excelle le sergent Hugo Bleicher, l’un des as du contre-espionnage de la Wehrmacht. Et pourtant, tout est dramatiquement vrai au point que le Haut Quartier Général du Führer fera exploiter toute cette affaire par les services de la propagande du docteur Goebbels. 

Si près de la liberté, Gérard Fournier (auteur) 16€
La loi du 16 février 1943 instaure le service du travail obligatoire (S.T.O.) et jette de nombreux jeunes dans la clandestinité. Ils viennent du nord du Calvados, de l’Orne, ou de la région parisienne pour se réfugier dans des fermes entre Caen et Falaise. Grâce aux membres de la Résistance qui progressent dans le monde rural – agriculteurs, prêtres ou secrétaires de mairie – ces jeunes peuvent se nourrir, se loger, travailler et obtenir de faux papiers pour échapper aux poursuites.

À Argences, le docteur Derrien dirige plusieurs de ces petits groupes de Résistants qui ont grossi avec l’arrivée des réfractaires au S.T.O. Secondé par ses deux bras droits, Jacques Springinsfeld, commerçant à Saint-Pierre-sur-Dives, et Roland Spitzer, monteur électricien à la S.M.N., il dispose de relais sûrs au sud et à l’est de la campagne de Caen : les époux Lechevalier, agriculteurs à Saint-Sylvain, l’abbé Bousso, curé d’Ouilly-le-Tesson, desservant de Rouvres et de Maizières, Henri Sanson, greffier de justice de paix à Dozulé. Tous se préparent fébrilement à entrer dans l’action dès le premier signal donné.

Hélas, un de ces jeunes, déboussolé, manipulé, puis dénoncé par un trafiquant notoire du marché noir, cédant à d’odieux chantages, bascule dans la trahison, puis se met au service de la police allemande, la redoutable Gestapo. Dès lors, la catastrophe est inévitable.



-Editions Charles CORLET-

Clandestinité : la Résistance dans le département de l’Orne

17,50€

André Mazeline

Préface de Gérard Fournier

L’ouvrage d’André Mazeline, dernier chef départemental des FFI de l’Orne avant la Libération, représente une photographie exceptionnelle de l’action de la Résistance dans le sud de la Normandie. Sans négliger la présentation des différentes composantes de la Résistance organisée, de l’été 1940 au printemps 1944, celui que l’on appelle « Marsouin » dans la clandestinité, dresse un bilan qu’il qualifie modestement de « récapitulatif et sommaire » de l’action des FFI de ce département avant le Débarquement.

Il présente ensuite, de manière aussi rigoureuse et détaillée que possible, avec les sources collectées et rassemblées par ses soins auprès des chefs de secteurs, les principaux épisodes de la sanglante bataille livrée par les FFI de l’Orne aux côtés des Alliés, du 6 juin au 20 août 1944.

Ce n’est pas en historien, mais en témoin et acteur direct de la lutte souterraine, toujours dangereuse contre l’occupant allemand, qu’André Mazeline écrit ces pages. Son seul but a été d’honorer la mémoire des hommes et des femmes de la Résistance qui ont tout donné, jusqu’à leur vie, pour rétablir la liberté et la démocratie.

Clandestinité demeure un outil précieux et rare contre l’oubli, que l’on se doit de transmettre toujours et encore à la jeunesse de France.


Le serpent chauve devient zazou  : Le réseau Prosper-Physician dans le Calvados (SOE) Broché – 26 juin 2015
de Gérard Fournier (Auteur) EUR:25,00
« Le serpent chauve devient zazou » est l’un des dizaines de messages diffusés depuis le début de 1943 par la section F du Special Operations Executive (SOE), un service secret britannique, sur les ondes de la BBC. Destiné à un réseau de résistance en France, plus précisément au groupe Prosper-Physician de Falaise, dans le Calvados, il annonce un parachutage d’armes pour la nuit du 13 au 14 mai 1943. Au début du printemps 1943, un officier britannique du SOE, le capitaine Francis Alfred Suttill, introduit par le comte Bernard de la Rochefoucauld, maire de Versainville, réussit à implanter une antenne du réseau Prosper-Physician à Falaise. Sa direction est confiée à Jean-Michel Cauchy, un négociant en tissus originaire du Nord, officier de réserve, ancien cavalier de l’Escadron de Flandre. En quelques mois, le jeune chef d’entreprise recrute un comité de réception, organise une opération de parachutage à Martigny-sur-l’Ante sur les terres de Georges Bertin, et constitue un important dépôt d’armes et d’explosifs à Falaise. Le voyageur de commerce Pierre Bar assure la liaison avec la direction parisienne du réseau. La famille Cauchy est mise à contribution pour escorter un aviateur britannique à Paris et lui permettre de rejoindre, en un temps record, l’Angleterre. L’importance des archives privées prêtées par les enfants des résistants, et un rapport de synthèse de la Gestapo de Caen retrouvé fortuitement à Paris, après le départ de la police allemande, permettent à l’auteur de reconstituer, dans le détail, toutes les étapes de la construction de ce groupe de résistance dans le Pays de Falaise, de son démantèlement et de son effroyable cheminement dans le système concentrationnaire nazi.

Massacres nazis en Normandie
21,50€
Jacques Vico et Jean Quellien
Le 6 juin 1944, alors que les Alliés prenaient pied sur les côtes normandes, les nazis fusillaient froidement 70 à 80 des prisonniers détenus à la maison d’arrêt de Caen. La plupart étaient des résistants arrêtés par la Gestapo ou ses agents français appartenant à la sinistre « Bande à Hervé » dans les semaines ou les jours précédant le Débarquement.
Les bourreaux ont tenté de dissimuler leur crime en le recouvrant d’un voile de « nuit et brouillard ». Ils ont fait disparaître les archives de la prison et emmené les corps des suppliciés vers une destination demeurée aujourd’hui encore inconnue.
S’appuyant sur des documents et des témoignages inédits, Jacques Vico et Jean Quellien nous présentent le récit complet de cette tragédie, sans négliger aucun de ses aspects.
Leur ambition principale est de rendre ici un hommage aux victimes, de faire connaître à tous leurs noms, leurs visages, le sens de l’engagement et du combat qui les conduisirent jusqu’à la mort, en leur redonnant à jamais une vie devant l’Histoire.
Au-delà, ce livre se veut un hommage rendu à la Résistance et à tous ceux qui firent le sacrifice de leur vie pour hâter la fin de l’oppression et le retour de la liberté.

 De Trouville-sur-mer à Buchenwald,
Lucien Levillain, itinéraire d’un déporté résistant, Editions Charles Corlet, Condé sur Noireau, 2014, 300 p. 26€
Résistant normand, Lucien Levillain, déporté à Buchenwald fin janvier 1944 (KLB 44861) et de retour à Trouville fin mai 1945. Il avoue que « la cicatrisation n’aura jamais lieu » et que « la résurrection (a été) plus pénible que prévue ». Il aura attendu 1995 pour commencer à fixer ses souvenirs de résistant et de déporté, « heureux d’avoir mis à l’abri de tourments supplémentaires » ses parents et son épouse, car « personne n’aurait pu comprendre ». Mais voici enfin ces souvenirs écrits et publiés, un livre dense, souvent épique, qui reste au plus près du quotidien. Le camp de Buchenwald n’y représente qu’un moment relativement court car Lucien Levillain, après quelques semaines de quarantaine au block 62 du petit camp est transféré vers le Kommando Julius de Schönebeck sur Elbe, usine Junkers. Bien que relativement favorisé par un travail dans un atelier, il doit survivre dans un environnement qu’il décrit avec précision. Début avril, le Kommando est évacué. Débute alors une grande errance de 23 jours, qui le conduira jusqu’au Nord de l’Allemagne et au contact avec les troupes américaines qui l’accueilleront fraichement. Son incompréhension, sa colère et son ressentiment sont encore perceptibles, comme le souligne dans sa préface, le Professeur Fournier. Plus de soixante dix ans après la libération, le temps des témoignages n’est pas encore révolu.

JACQUES VICO CHANTRE DE LA RESISTANCE ET EXCEPTIONNEL PASSEUR DE MEMOIRE
Sous la direction de Gérard Fournier.
Homme d’action et de conviction, Jacques Vico s’est engagé dans la Résistance organisée, entre 1940 et 1944, puis dans les combats de la Libération, au sein de la 2e division blindée du général Leclerc. Organisateur remarquable, il a été très actif à la direction de la Coopérative nationale de la boulangerie de France, pendant la période de Reconstruction, puis au service des demandeurs d’emplois, à la tête des ASSEDIC de Basse-Normandie, dont il a été l’un des fondateurs.

Aussi, on ne s’étonnera pas de trouver, dans cet ouvrage, l’hommage de ses pairs, mais aussi celui de professeurs qui ont aimé l’homme, apprécié le pédagogue, et écouté, avec respect et admiration, l’orateur de talent qu’il était.
Les archives patiemment rassemblées par Jacques Vico, tout au long de sa vie, portent témoignage sur l’homme, son action et ses réalisations. Répertoriées et classées, elles sont désormais rendues aisément accessibles grâce au dynamisme de la direction des archives départementales et au soutien financier du conseil général du Calvados.
Inlassablement, Jacques Vico a rappelé auprès des jeunes, scolaires et étudiants, que les valeurs de la Résistance demeurent des valeurs d’actualité, porteuses d’un idéal de paix, d’union et de solidarité. Il a toujours soutenu le concours national de la Résistance et de la déportation (CNRD), instrument de promotion de ces valeurs auprès des collégiens et des lycéens, et par ailleurs, outil puissant contre l’oubli.

La Résistance en Suisse normande : Le maquis de Saint-Clair (1940-1944)
 – 1 juillet 2012
de Gérard Fournier  (Auteur) EUR 23,50
A la fin de janvier 1944, un très jeune lieutenant des services spéciaux britanniques, le Special Operations Executive (SOE), Jean Renaud-Dandicolle, natif de Bordeaux, et, quelques jours plus tard, un opérateur radio, le lieutenant Maurice Larcher, originaire de l’île Maurice, sont parachutés, de nuit, au-dessus de la France occupée. Leur mission s’annonce difficile mais cruciale. Il leur faut armer les groupes de résistance aux confins du Calvados, de l’Orne, de la Manche et de la Mayenne, et les préparer à entrer en action contre l’ennemi, dès les premières heures du Débarquement. Aucun des deux ne connaît la date et le lieu du Jour J. Inlassablement, ils parcourent la Suisse normande, le Bocage virois, le centre Manche et le nord Mayenne et procurent à tous les chefs de secteur, par de nombreux parachutages, des armes en abondance. Opérations dangereuses et épuisantes, mais ô combien exaltantes pour tous ceux qui répondent présents sur le terrain. Simultanément aux premiers assauts alliés sur les côtes normandes, le capitaine Jean et ses compagnons d’armes du maquis de Saint-Clair s’efforcent, courageusement, de réaliser les plans prévus par le haut commandement allié. Bravant un danger omniprésent, les résistants organisent la guérilla, désignent les cibles à l’aviation alliée, cachent les aviateurs abattus, font passer les lignes aux agents de renseignements et aux parachutistes britanniques tombés trop loin de leur objectif. Mais la densité des troupes allemandes s’accroît, de plus en plus forte. Dès lors, la catastrophe pressentie devient inévitable.

L’Âme résiste, journal d’un déporté
22,50€
Joseph Onfray
Résistant, déporté à Buchenwald à l’âge de 36 ans, Joseph Onfray a puisé dans sa foi en la vie, au-delà de l’horreur vécue, la force de refuser le désespoir pour s’arracher à la mort…
« Je ne mourrai pas, mais je vivrai… »
Dans la terreur, la misère physique et le dénuement les plus profonds… l’âme résiste.
Plus de soixante-dix ans après sa première parution saluée par l’Académie française, les Éditions Charles Corlet ont reproduit ce témoignage dans son intégralité, avec les dessins et croquis de l’auteur, afin d’en préserver l’authenticité et la valeur documentaire exceptionnelle.

Des ailes pour la liberté, Thierry Marchand , 23.50€
Le major McLeod de l’US Air Force décolle d’Angleterre le 10 juin 1944 à bord de son appareil P-47 pour bombarder une jonction de chemin de fer située en France. Mais, attaqué et gravement touché par une horde de Messerschmitt, il est forcé d’atterrir en catastrophe dans un champ près de Lisieux… Ce récit retrace son histoire et celle des aviateurs alliés tombés entre Lisieux et Livarot pendant la Bataille de Normandie. Il dresse les portraits de jeunes alliés plongés dans la guerre et perdus dans un monde bien différent du leur : celui des populations rurales du Pays d’Auge vivant sous le joug de l’Allemagne nazie depuis quatre années. Il décrit l’organisation des sauvetages, mais aussi la vie des aviateurs, presque jour après jour, leurs exploits, leur courage et leurs peurs. Cet ouvrage est le résultat de longues recherches, tant en France qu’à l’étranger, et s’appuie principalement sur des archives françaises et américaines. Le rapport d’évasion du major McLeod en est le fil conducteur. Les rapports des équipages alliés et les comptes rendus des résistants côtoient les témoignages des familles des aviateurs, mais aussi des Normands qui ont risqué leur vie pour les secourir et les cacher jusqu’à la Libération.

Résistance et marche de la mort, Un Normand dans la tourmente, Auschwitz, Buchenwald et Langenstein, Paul Le Goupil, 24.50€
Entré dans la Résistance organisée en novembre 1942, Paul Le Goupil milite au sein du Front patriotique de la jeunesse, le FPJ, une des organisations coiffées par le parti communiste français. Nous sommes à une époque où les volontaires engagés dans la lutte clandestine contre l’occupant allemand sont une minorité et où l’on prend donc vite des responsabilités. Distribuant tracts et journaux du parti, il contribue activement à la rédaction et à la diffusion de L’Espoir du jeune patriote normand et, en 1943, il agit contre le départ forcé des jeunes vers l’Allemagne dans le cadre du service du travail obligatoire (STO) institué par Vichy. Lorsque Paul Le Goupil est arrêté le 13 octobre 1943, il assume depuis peu la direction du FPJ pour l’ensemble de la Seine-Inférieure. La capture du jeune résistant est une « bonne prise » pour la Gestapo de Rouen. Commence pour Paul Le Goupil un véritable chemin de croix qui le conduit, après six mois terribles au secret dans une cellule de la prison Bonne Nouvelle à Rouen, au camp de Compiègne-Royallieu (Oise), l’antichambre de la déportation. Puis il subit le transport infernal, en wagon de marchandises, vers les camps nazis de Pologne (Auschwitz-Birkenau), puis du centre de l’Allemagne (Buchenwald et ses kommandos Halberstadt et Langenstein-Zwieberge).
Résistance et Sabotages en Normandie, Jean Quellien, 6.00€
Nuit du 16 avril 1942: le train de permissionnaires de la Wehrmacht Maastrich-Cherbourg déraille entre Mézidon et Caen, à Airan: 30 soldats sont tués.
Quinze jours plus tard, dans la nuit du 1er mai, un nouveau sabotage, au même endroit, entraîne cette fois la mort de 10 autres Allemands. La réaction de l’occupant à ce coup d’éclat de la Résistance normande – le premier du genre à le frapper en France – est terrible : des dizaines de prisonniers politiques fusillés en représailles, mais aussi l’arrestation de 130 otages « communistes ou juifs » à Caen et dans le reste du Calvados. Nombre d’entre eux seront déportés vers Auschwitz; bien peu en reviendront !
Parallèlement, la police française, collaborant avec l’ennemi, entame une lutte acharnée pour retrouver les auteurs de ces sabotages – qui résolument poursuivent leur combat. Cette longue traque, aux multiples rebondissements, s’achève un an plus tard par le démantèlement du groupe de résistants et l’exécution au Mont Valérien de 14 de ses membres.
Plus de soixante ans ont passé. Les mémoires ont oublié ou occulté cette affaire, probablement la plus tragique qu’ait connu la région au cours de l’Occupation.
Depuis la première parution de cet ouvrage en 1992, de nombreux témoignages et des documents inédits sont parvenus à l’auteur, qui les a intégrés dans cette nouvelle édition.
Lettres d’un ouvrier déporté, Pierre Dietz, 22.00€
William Letourneur et ses difficiles conditions tout au long de sa captivité au travers de ces extraordinaires courriers conservés par la famille.William Letourneur est né le 24 février 1898 à Pont-Audemer. A cette époque sa mère était déjà veuve, et mère de deux autres garçons. Lors de la première guerre mondiale il est envoyé au front où il sera blessé. Après la guerre, il se syndique et adhère au parti communiste. Lors de la seconde guerre mondiale, il s’engage très rapidement dans le mouvement de résistance Front National. Il est arrêté le 3 mars 1943 sur dénonciation et est incarcéré à la prison Bonne-Nouvelle de Rouen. Commence alors une extraordinaire correspondance avec son épouse Hélène où il décrit autant que faire ce peut ses conditions de détention. De la prison, il demande à son épouse de transmettre des nouvelles des autres détenus, par le biais d’un pot à double fond mis avec le linge après lui avoir expliqué comment le réaliser. Ainsi il pourra faire passer des messages aux familles des autres résistants. Du 7 mai au 26 juin 1943 il est à Compiègne. Il continue sa correspondance et explique que les conditions sont moins difficiles. Il demande à son épouse des vivres et précise qu’il partira sûrement en Allemagne. Effectivement il fait partie du convoi du 25 juin 1943 qui arrive à Buchenwald le 27. Il reçoit le matricule 14516. Il reste au camp jusqu’au 26 janvier 1944 où il est transféré à Lublin (matricule 9316). Il y restera jusqu’au 22 juillet 1944 où il est à nouveau transféré à Auschwitz (matricule 190530) d’où il sera libéré le 27 janvier 1945. C’est après un long voyage de retour qu’il retrouvera sa famille le 10 mai 1945.Nous suivons son parcours au travers des très émouvantes lettres échangées avec Hélène. Ces lettres sont reproduites dans le livre et retranscrites car parfois difficile à lire en raison de la qualité du papier utilisé. Les témoignages de Paul Le Goupil, Floréal Barrier et René Louis Besse viennent éclairer le lecteur et enrichir le récit historique.C’est son arrière petit-fils, Pierre Dietz, de nationalité allemande, car sa mère, la petite-fille de William Letourneur, a épousé un allemand, qui a réuni ces courriers pour en faire ce très beau livre, illustré par ailleurs, de nombreux dessins d’Auguste Favier et Pierre Mania, de photos et reproductions d’affiches d’époque, additionné de graphiques retraçant les parcours successifs de William Letourneur.